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Enseignement d’exploration "Théâtre, Littérature et Opéra"

mercredi 19 janvier 2011 par Lydie NIGER

Enseignement d’exploration « Littérature et société »
Opéra Bastille {JPEG}

Thème national : Images et langages

Disciplines : Lettres modernes et langues vivantes (Colette Gryner, professeur de lettres et Isabelle Cousin, professeur d’anglais)

Objet : Cet enseignement d’exploration a pour but de faire le lien entre la littérature et différents arts, le théâtre et l’opéra, dans lesquels le texte, l’image et la musique sont associés. Il s’agit donc à la fois de s’ouvrir à la culture, d’en apprécier la dimension concrète, de comprendre le passage d’une forme à l’autre dans ses implications techniques et esthétiques et de réfléchir aux sens des œuvres dans leur dimension symbolique et historique.

Modalités : Cet enseignement a un versant théorique et un versant pratique.
Lecture de textes, aperçus historiques sur le théâtre et l’opéra, comparaison entre une pièce de théâtre et son adaptation à l’opéra, pratique du jeu dramatique et de la mise en scène (improvisation, texte classiques), sorties à des spectacles, rencontres avec des professionnels, écriture d’article de critique de spectacle…

Programme des sorties 2010-2011
Opéra bastille {JPEG}

Septembre : visite de l’Opéra Bastille

Octobre : Les Noces de Figaro de Mozart (d’après la pièce de Beaumarchais) à l’Opéra Bastille

Janvier : L’Illusion comique de Corneille à l’Espace Marcel Carné de Saint-Michel-sur-Orge

Janvier : Oh ! les beaux jours de Beckett à l’Espace Marcel Carné de Saint-Michel-sur-Orge

Mai : Tosca de Puccini à l’Opéra Bastille

Visite de l’Opéra

Article de critique de MALOU CHAZARENC

OPERA LE NOZZE DI FIGARO (Les Noces de Figaro) Musique de W.A. Mozart
**** Un splendide spectacle d’Opéra Buffa (ou comédie) en quatre actes, donné à l’Opéra National de Paris (Opéra Bastille) le mardi 26 Octobre 2010. Un spectacle grandiose dont la musique fut écrite en 1786 par le célèbre W.A. Mozart (1756-1791), et dont le livret est de Da Ponte, en langue italienne, d’après « Le Mariage de Figaro » de
Beaumarchais.
La pièce raconte l’histoire de Figaro (Luca Pisaroni) et de Suzanne
(Ekaterina Siurina) qui veulent se marier le soir même de cette « folle
journée » ; mais le Comte d’Almaviva (Dalibor Jenis), qui fait la cour à
Suzanne, essaie de s’y opposer par tous les moyens. Il délaisse ainsi sa femme, la Comtesse (Barbara Frittoli). Et vous découvrirez une
multitude d’autres personnages au fil de la pièce, notamment l’espiègle
Chérubin (Katrin Deshayes ; il est joué par une femme car la tessiture
est celle d’une voix de soprano).
Dans la pièce, dès l’ouverture symphonique de l’orchestre, dirigé
avec fougue par Philippe Jordan, on est emporté par le rythme rapide qui met en valeur le sous-titre de la pièce (« la folle journée ».). Les
magnifiques airs interprétés par de talentueux chanteurs nous font
croire à un rêve, car ils ont de splendides timbres de voix et une
technique très travaillée ; leurs voix s’accordent parfaitement ensemble
et ils jouent bien. Et puis, lorsqu’on est présent dans la salle de l’Opéra
Bastille, qui a une excellente acoustique, on ressent parfaitement
la musique, c’est un véritable plaisir physique. Enfin, on entend une
grande complexité de la musique car il y a des superpositions
d’instruments : on rencontre quatuors, quintettes, sextuors… ! Les
finals éblouissants vous embarquent vers un autre monde.
On suit le déroulement de la pièce grâce à l’écran traducteur (qui défile
parfois un peu trop vite), et on se prend au jeu des personnages qui
échangent sans cesse leurs rôles, trompent les autres personnages…
mais le trompeur sera trompé, surtout le Comte : il y a ici une
allusion à l’impuissance de la noblesse face à la Révolution française qui
approche (trois ans plus tard). Les admirables décors et merveilleux
costumes réalisés par Ezio Frigerio, et la mise en scène imaginée par
Giorgio Strehler puis conçue par Humbert Carmelo, nous le montrent
également : Acte III, la grande salle du château est vide, trop vide.
Dans les autres actes, il y a aussi une utilisation symbolique des décors : acte I, dans la chambre de Figaro et Suzanne, où nous comprenons que ce sont des domestiques grâce au fil à linge tendu dans leur chambre restreinte. Puis, l’acte II arrive, où la chambre du Comte et de la Comtesse respire le luxe et la beauté. Enfin, l’acte IV, où le jardin est « monté » avec des toiles peintes et non de vrais arbustes, car après tout, le théâtre est une fantaisie, un univers merveilleux, simple et pas entièrement réaliste ; ce décor est une illusion destinée à nous rappeler qu’on est au théâtre, que dans la « 
vraie vie » tout ne se passe pas comme ça, tout ne se termine pas
toujours bien.
C’est donc une pièce ludique, amusante, parfois drôle ; plaisante et
agréable, elle a tout pour plaire !

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